Archive des articles en avril 2010
Né en 1949, à Saint-Denis, Didier Daeninckx a exercé pendant une quinzaine d’années les métiers d’ouvrier imprimeur, animateur culturel et journaliste localier. En 1984 il publie « Meurtres pour mémoire » dans la « Série Noire » de Gallimard. Il a depuis fait paraître une trentaine de titres qui confirment une volonté d’ancrer les intrigues du roman noir dans la réalité sociale et politique.
Plusieurs de ses ouvrages ont été publiés dans des collections destinées à la jeunesse (Syros-Souris Noire, « Page Blanche » chez Gallimard, Flammarion). Il est également l’auteur de nombreuses nouvelles qui décrivent le quotidien sous un aspect tantôt tragique, tantôt ironique, et dont le lien pourrait être l’humour noir.
Il a obtenu de nombreux prix (Prix populiste, Prix Louis Guilloux, Grand prix de littérature policière, Prix Goncourt du livre de jeunesse…) et en 1994, la Société des Gens de Lettres lui a décerné le Prix Paul Féval de Littérature Populaire pour l’ensemble de son œuvre.
S’il est des personnalités dont il est difficile de faire tenir la biographie en une page, Philippe Bouvard est du nombre. Ce touche à tout a le verbe aussi incisif que la plume et son style, qui fait immanquablement mouche, Philippe commence à l’exercer pendant son service militaire en devenant rédacteur en chef du Kléber Digest, revue de régiment. Tout s’enchaîne: en 1953 il entre au service photographique du Figaro comme coursier, puis se voit confier les pages parisiennes de 1962 à 1973. Il entre ensuite à France soir, où il devient rédacteur en chef puis éditorialiste. Il a également été chroniqueur -entre autres- à Paris Match et au Point.
Homme de radio (il anime « RTL non Stop » avant d’animer l’émission culturelle et humoristique « Les Grosses têtes ») Philippe Bouvard est aussi doué aux commandes d’émissions de qualité à la télévision : on retiendra « Le Petit Théâtre de Bouvard », sur Antenne 2, où se révèleront les grands noms de l’humour actuel (Chevalier et Laspalès, Mimi Mathy, Les inconnus, Smaïn, Muriel Robin ou Michèle Bernier…).
Philippe Bouvard a également écrit une cinquantaine de livres, des pièces de théâtre ainsi qu’un joli bouquet de sketches. Avec cet humour qui n’appartient qu’à lui, Philippe traverse les années sans prendre une ride, et ceci pour notre plus grand plaisir… D’ailleurs, n’a-t-il pas fait sienne cette pensée : « Ne prenez pas le monde trop au sérieux : vous n’en sortirez pas vivant »
On pourrait croire que Guy MONTAGNÉ était formaté pour faire rire, raconter des blagues, jouer la comédie. Pourtant, sa carrière d’artiste a commencé par un premier rôle dramatique, en 1964, au sein de la troupe d’art dramatique de son lycée. En 1970, Guy s’inscrit au Cours Simon : René Simon lui prédit alors une grande carrière d’acteur comique.
Un premier prix de comédie lui permet d’être engagé par Robert Manuel au Théâtre de la Madeleine pour y jouer « Le plaisir conjugal »; sa carrière d’acteur est lancée, que l’artiste va exercer au cinéma (une dizaine de films), au théâtre (3 pièces)…
De 1974 à 1978, Guy Montagné interprète le rôle de l’adjoint d’Yves Rénier dans la série « Commissaire Moulin ».
En 1978, la carrière de Guy prend un virage inattendu : Stéphane Collaro l’engage sur Europe 1 ; résultat : « Tous les chemins mènent au rhum » propulse Collaro et Montagné en tête de l’audience. De 79 à 83 les deux acolytes persistent à la télévision avec le « Collaro show » et « Cocoboy », devenues des séries cultes.
Comédien de théâtre de boulevard, Guy Montagné enchaîne pièces, spectacles, one man show et devient l’un des piliers de la phénoménale émission radiophonique Les Grosses têtes de Philippe Bouvard.
Spécialiste des blagues, Guy Montagné a également publié plusieurs recueils d’histoires drôles. Depuis 2007, il s’est lancé avec sa compagne Sylvie Raboutet dans l’écriture, la production et l’interprétation de deux comédie musicales successives : « La Groupie du Comique » et « En route pour Vegas ».
On ne présente plus Maria Pacôme ! Cette immense actrice, native de Paris, est dans toutes les mémoires, dans tous les cœurs.
A 18 ans, Maria entre au cours René Simon. Après s’être épanouie un temps dans la poterie et la peinture, ses deux autres passions, elle se consacre enfin pleinement à son métier d’actrice. Mais celle qui aime se promener pieds nus sur les planches, avec une élégance qui n’appartient qu’à elle, a été lassée un jour de ne voir se proposer que des rôles exubérants (dans lesquels pourtant elle excelle !) ; alors elle se met à écrire : pour le théâtre (citons « Apprends-moi Céline » ou « l’éloge de ma paresse », deux des sept pièces qu’elle a signées) ; un livre, « Maria sans Pacôme », paru au cherche-midi.
Si la vie est faite de rencontres, nous sommes heureux et fiers d’avoir, grâce à Ruptures-Ados à Paris, d’avoir croisé son chemin…



