Archive des articles en juin 2010
Vouloir parler d’Olivier de Kersauson en vingt lignes équivaut à vouloir étreindre les flots ; car évoquer un personnage aussi immense que les océans, c’est se condamner à s’y perdre. Ses ancêtres déjà se sont illustrés dans l’histoire de France puisque l’un de ses aïeux commandait la flotte de saint Louis partie aux Croisades ; issu d’une longue lignée de marins, il semble presque évident que dans les veines d’Olivier de Kersauson coule l’eau salée des grands espaces, qui a coloré jusqu’à ses yeux. Il le dit lui même : « Je n’ai jamais tenu en place, je me levais la nuit en pyjama et je regardais la mer. Ma mère venait me chercher : « Olivier, il faut rentrer maintenant. » » ; c’est dire si la mer le tient depuis sa prime enfance ! Depuis Morlaix, où Olivier de Kersauson a commencé à naviguer à l’adolescence, il en a sillonné des étendues et relevé des défis ! Pour connaître ce qui anime ce navigateur insatiable, qui se définit lui-même comme « un goinfre, curieux, déchaîné, avec une envie : courir le monde », il suffit de se plonger dans « Océan’s Songs », que l’on lit en apnée et d’où on ressort étourdi. Ce livre a d’ailleurs été unanimement salué par la critique !
Mais le navigateur aux innombrables victoires, détenteur de nombreux records du monde, est aussi aimé par le public pour son humour caustique et son immense culture ; il n’y a qu’à l’écouter dans On va s’gêner de Laurent Ruquier, émission à laquelle il participe entre deux voyages. Avec Olivier de Kersauson à bord du navire « Ruptures-Ados », les ports du monde s’ouvrent à nous.
Longtemps comparé à Gérard Philippe, inoubliable interprète de « Lorenzaccio », « Le Cid », « Don Juan », « Cyrano de Bergerac » « La Peste » « Variations énigmatiques » ou encore « On ne badine pas avec l’amour », Francis Huster est un véritable monstre sacré dont le talent à été couronné par de nombreux prix (Prix Gérard Philipe, Prix du Brigadier, nomination au Molière du comédien pour La Peste, nomination au Molière du comédien pour Variations énigmatiques, Sept d’or pour son interprétation de Jean Moulin).
C’est grâce à ses grands-parents que le jeune Francis se découvre une passion pour le cinéma. Après le Lycée Carnot il intègre le Cours Florent, puis la Rue Blanche, où il se fait remarquer. De multiples prix du Conservatoire en poche, Francis Huster devient sociétaire de la Comédie française puis crée sa propre Compagnie, avec laquelle il monte plusieurs spectacles, dont l’inoubliable Le Cid.
Ses succès sont trop nombreux pour les citer ici, les chiffres en témoignent : près de 40 rôles au cinéma, 30 pour la télévision, une soixantaine au théâtre, 22 en tant que metteur en scène.
Nommé par le Ministre de la culture Frédéric Mitterrand, le 7 juin 2010, à la tête du centre dramatique national Les Tréteaux de France. C’est dire si nous ne sommes pas peu fiers de compter cet acteur hors du commun parmi nous.
On connaît mieux Jean Cabut sous le pseudonyme de Cabu. Dessinateur de bande dessinée et caricaturiste français, Cabu fait des études artistiques à l’École supérieure des arts et industries graphiques de Paris. Ses premières illustrations paraissent en 1954 dans l’Union de Reims, un quotidien régional. Si sa lancée est mise entre parenthèses durant 27 mois à cause de la guerre d’Algérie, cela ne l’empêche pas de mettre ses compétences au service du journal de l’armée Le Bled et de collaborer à Paris-Match.
Démobilisé, en 1960, il prête son talent et sa plume à différents journaux, contribue au magazine Pilote à partir de 1962, publie de nombreux albums ; mais peu à peu Cabu s’oriente vers la caricature politique (Charlie Hebdo, Le Canard enchaîné).
Cabu fait un passage remarqué dans l’émission télévisée Récré A2 (nous lui devons le fameux « nez de Dorothée », travaille pour les trois chaînes de télévision française (FR3, Antenne 2 et TF1), collabore à de nombreux magazines (Rock & Folk, Le Journal du dimanche, France Soir, Le Figaro, Le Figaro littéraire, Le Nouvel Observateur, Le Monde, Charlie mensuel, Politique hebdo, le journal municipal de Paris, et bien d’autres, qu’il serait trop long de citer ici… Et malgré cet emploi du temps chargé, il trouve le temps de nous dire « oui » avec une très grande générosité…
Compter Victor Lanoux parmi nos soutiens à Ruptures-Ados à Paris – bel exemple de courage et de persévérance pour la jeunesse − est un honneur : son nom de scène, tout d’abord, que le petit Victor Robert Nataf est obligé d’adopter durant la guerre pour sauver sa vie.
Son parcours, ensuite : avant d’être comédien, producteur, scénariste et dramaturge, Victor Lanoux est ouvrier spécialisé dans une usine. Engagé à 19 ans dans les parachutistes, il se reconvertit puis devient machiniste aux studios de Boulogne, où c’est le déclic : il veut devenir comédien. Il se lance et, en 1961, il commence au cabaret aux côtés de Pierre Richard. Sa carrière est sur les rails, qui ne s’arrêtera plus : il joue au théâtre, au cinéma, à la télévision, écrit, co-produit ses films, crée Les Films de la Drouette en 1978 et devient producteur à part entière. Puis il devient le héros d’une série sur France 3 : Louis la Brocante. Le 18 octobre 2007, Victor Lanoux est victime d’une attaque sur le tournage d’un épisode de cette série populaire, qui le laisse paraplégique. Avec une incroyable volonté, il se bat et reprend le dessus, allant jusqu’à reprendre les tournages pour achever la série Louis la Brocante. Il témoignera de ce long calvaire dans un livre intitulé Laisser flotter les rubans.

